5 janv. 2017

2016 : le bilan



Et c’est parti pour le traditionnel bilan de l’année passée avec mes coups de cœur de 2016.

Beaucoup de belles choses encore cette année comme l’album « Love » de Get Well Soon mais aussi des choses rafraichissantes comme « Do Hollywood » des Lemon Twigs et leur chanson « These words » qui, avec ses superbes chœurs et ses variations déjantées, est une des meilleures chansons de l’année. 

The Lemon Twigs : super album, super look !



2016 a commencé très fort avec la sortie au mois de janvier du premier album de O « Un torrent la boue ». Grosse claque. Ca sent bon le home-studio mais l'originalité des morceaux et le chant singulier de Olivier Marguerit font de cet album un des plus inventifs de ces dernières années… et il réussit en plus l’exploit de bien faire sonner tout ça en français. Chapeau.

Une critique plus détaillée est disponible sur le blog.



O en concert : une prestation qui vaut le coup d'oeil
 
Au mois de juin, Radiohead a frappé un grand coup avec son dernier album « A Moon Shaped Pool ». Ambiance acoustique, voix magnifique de Thom Yorke sur des mélodies subtiles, l’album prouve encore une fois que Radiohead est incontestablement au-dessus du lot.


 
Radiohead toujours au top
 

On termine enfin avec mon coup de cœur de l’été, l’album « Summer 08 » de Metronomy. Ah qu’il est bon de retrouver le groupe mené par Joseph Mount dans ce qu’il sait faire le mieux : de la pop électro qui ne se prend pas au sérieux. Ou tout du moins qui n’a pas l’air de se prendre au sérieux car il y a une telle recherche d’originalité dans le travail du son qu’on sent que rien n’a été laissé au hasard.



Après le parfait « The English Riviera » (d’ores et déjà meilleur album de la décennie n’ayons pas peur de le dire) et un « Love letters » très réussi mais un peu plus grave, « Summer 08 » s’annonçait comme un retour aux sources, faisant référence à leur album « Nights out » sorti en 2008.

On y retrouve ces sonorités synthétiques assez caractéristiques du groupe (sur « Hang me out to dry » par exemple), le chant un peu décalé mais toujours agréable de Joseph Mount (« le doux « Mick slow »), et régulièrement une basse bien disco qui vous arrache irrésistiblement quelques déhanchements honteux (dans ce registre « Back to school » et « My house » excellent). L’album se termine en beauté avec notamment le génial « Night owl ».







7 juin 2016

Radiohead "A Moon Shaped Pool" : une plongée en eaux douces et mystérieuses




Dire qu’on attendait quelque chose du nouvel album de Radiohead n’est pas tout à fait vrai.

Le groupe n’avait plus rien à prouver musicalement ayant déjà atteint des sommets de créativité dans des albums devenus mythiques ("OK Computer", "Kid_A" pour ne citer que ces deux là).

Et surtout il avait un peu déçu avec leur album précédent, "The King of Limbs", un album novateur mais froid, expérimental mais peu mélodique.

Et vu que les récents projets solos de Thom Yorke étaient un peu dans la même veine, on attendait donc leur nouvelle création en se disant qu’après l’avoir écouté une ou deux fois, on remettrait dans le lecteur nos morceaux préférés de "The Bends" et de "In Rainbows".

Mais dès la première écoute de leur nouvel opus, "A Moon Shaped Pool", on ne peut que se rendre à l’évidence : Radiohead est toujours là et est toujours au-dessus du lot.



On retrouve le Radiohead que l’on aime dans une atmosphère plutôt acoustique avec beaucoup de piano, guitare sèche, cordes et chœurs.

Les morceaux sont souvent mélancoliques, beaux et apaisés, avec cette incroyable voix habitée de Thom Yorke, une voix qui s’est faite plus claire, moins gémissante qu’auparavant, et qui vous prend littéralement aux tripes

Bien sûr on pourra toujours déplorer que l’album est beaucoup moins rock que ce qu’ils ont pu faire il y a 15 ans, mais les morceaux sont très bien travaillés et arrangés.



Les titres s’enchaînent dans une ambiance musicale qui n’est pas sans rappeler celle de l’album "Kid_A" (sorti en 2000) où chaque chose est à sa bonne place dans le mix.

"Burn The Witch" et son score de cordes très rythmé, "Decks Dark" avec cette incroyable basse et ses chœurs aigus, "Desert Island Disk" et son très joli riff de guitare acoustique, "Ful Stop" et son ambiance électro, "Identikit" et sa mélodie entêtante, "The Numbers" et son super groove, "Present Tense" et son rythme latino, "True Love Waits" qui, 20 ans après sa création, n’a jamais été aussi émouvante...



Et, alors que les chansons s’écoulent très naturellement, on est surpris, aux écoutes suivantes, de découvrir la complexité et l’originalité des morceaux et on se pose inlassablement la même question : mais comment font-ils ?





23 avr. 2016

Printemps de Bourges 2016 : revue de concerts

Festival OFF


O :

Concert très sympa malgré un son pas top. Le groupe, à l’aise, a fait durer les parties instrumentales électroniques de ses morceaux pour mettre l’ambiance. Olivier Marguerit, décidément très doué, alterne guitare acoustique et basse (une très belle Danelectro d’ailleurs).

Le groupe a choisi de finir le concert sur la chanson « A kiss » ce qui fait que les musiciens ont salué le public puis quitté la scène sous des cris de gémissements féminins. Effet garanti !



Carré court :

un petit groupe de Limoges. Seulement 2 personnes sur scène, un gars/une fille. Lui fait guitare et grosse caisse en même temps, elle chante tout en faisant diverses percussions.

Ambiance 60’s avec des chansons dans un pur style Yéyé et une chanteuse au look calqué sur Brigitte Bardot. Pas forcément ma tasse de thé mais la performance, à deux seulement, est originale et sympathique.





Festival IN


Les Papooz :

 

Un vrai coup de cœur pour ce groupe de pop. Chansons cools sur de belles lignes de basse, guitares avec plein de reverb et surtout de superbes voix des 2 chanteurs (dont un avec une voix extrêmement aiguë) souvent en harmonie.



 

 

 

 

 

 

Last train :

 

Un petit groupe de Mulhouse qui monte qui monte au point de faire prochainement la première partie de MUSE à Nîmes. La classe ! Beau spectacle même si on a l’impression que le groupe en fait des tonnes pour se la jouer rebelles : ils fument sur scène, cassent leurs guitares par terre, les pieds de micros tombent par terre... C’est un peu trop parfois. Musicalement, c’est du classic rock, ça envoie les décibels même si on peut reprocher aux morceaux d’avoir souvent les mêmes structures : couplets calmes-instrumental saturé.





Black honey :

 

Un groupe rock avec une chanteuse au look à la Gwen Stefani, cheveux blonds platine. Ca sonne un peu comme du Garbage, c’est efficace avec des petits détails ou changements de rythme qui apportent un peu d’originalité à l’ensemble.



 

 

 

 

 

 

The Liminanas :

 

C’était le groupe attendu, la tête d’affiche de cette soirée. Ce groupe français fait parler de lui depuis plusieurs mois. Le duo a sorti un double-album l’an dernier avec pas loin de 50 titres mêlant influences 60’s à la Gainsbourg (basse en avant, voix parlée, choeurs pop acidulée) et une sonorité rock un peu garage, le tout sur des paroles décalées, souvent drôles, parfois étranges.

Un bon concert avec une ambiance particulière c’est vrai mais qui manque de légèreté, le groupe ayant choisi d’interpréter ses titres les moins délirants. Dommage…




En bref, une excellente soirée avec un groupe à suivre dans les prochaines années : « Papooz ». Voici un extrait de leur dernier EP : "Ann wants to dance" :