31 mars 2018

Dans la playlist de mars

Débutants ou confirmés... beaucoup de nouveautés sur la platine en mars.

On passera rapidement sur le dernier album de Franz Ferdinand, "Always ascending", efficace et divertissant mais finalement pas très attachant, et on commence par le groupe Concrete Knives et leur chanson "The lights". Tout le reste de leur album, excellent, est dans la même veine que cette chanson : du rock indé brut et entraînant.


La découverte vocale du mois : Tamino. Très influencé par Radiohead et Jeff Buckley, ce jeune chanteur belge a une voix incroyable. Musicalement ça tient la route sans être très original mais c'est surtout son chant qui donne toute sa force aux chansons à l'image de son premier single "Habibi". Je ne suis pas sensible à la technicité ou à la puissance des voix mais là c'est l'exception.



On part totalement dans un autre univers avec "Heartbraker" un extrait de "Nights out", le deuxième album de Metronomy qui date de 2008 mais que je n'avais bizarrement jamais écouté (alors que j'adore les derniers albums de ce groupe). Sorti 3 ans avant "The English Riviera" (le meilleur album de la décennie, est-il besoin de le rappeler ?), l'album sent le home-studio et l'expérimentation sonore mais on y retrouve déjà la patte tout de suite identifiable du groupe.


Le vieux tube du mois sorti du placard : "Crime of the century" de Supertramp. Ca faisait une éternité que je n'avais pas écouté du Supertramp. Mais ce petit thème au piano fonctionne toujours aussi bien 44 ans après son enregistrement.



On finit sur une note légère avec l'ultra disco "Matahari" de L'impératrice et sa basse super synthétique. Ne l'écoutez pas plusieurs fois au risque de pousser régulièrement des "Matahari" chez vous.










24 févr. 2018

Dans la playlist de février

Des tubes, des pépites, des madeleines... il y a de tout en magasin.

Allez on en remet une couche avec "She works out too much" un extrait du dernier album de MGMT (qui est une merveille, on vous l'a déjà dit, non ?).
Ce n'est pas un clip officiel mais c'est parfaitement raccord avec les images qui sont projetées pendant les concerts du groupe sur cette chanson (allez en voir des captures ça vaut le coup d’œil).




Le groupe L'impératrice sera au Printemps de Bourges cette année. Depuis le temps que j'entends parler de ce groupe français électro-pop-funky-disco, c'est l'occasion rêvée de les découvrir sur scène. Un extrait d'un de leurs précédents albums avec "Parfum thérémine".


On reste dans le programme du Printemps de Bourges de cette année (pas extra au premier abord mais il y aura peut-être de belle découverte dans les petites salles) avec Véronique Sanson... ou presque parce qu'en fait je connais très mal son rerépertoire mais j'adore la reprise de "Comme je l'imagine" qu'en on fait Les Innocents dans les années 90, un bijou mélancolique.




On termine cette playlist de Février avec un peu de rock progressif des années 70. Non ce n'est ni Pink Floyd, ni Yes, ni même Genesis. "Some other time", une chanson de 1977 tirée de l'album "I Robot" de The Alan Parsons Project, un groupe que j'ai découvert quand j'étais ado. C'est ma madeleine du mois :)





14 févr. 2018

My Little Dark Age: plongée en circuits analogiques...



MGMT vient tout juste de sortir son dernier album – « my Little Dark Age » - et, mise à part la pochette, heu… étrange et très …JAUNE (mais personne ne leur donne un avis sur le côté visuel ou quoi ??), il mérite largement le détour quand on aime ce genre mal défini d’electro-pop / rock-psychédélique, si cher à notre petite communauté Psyjazzpop (notamment grâce à l'album de Pluto, "One Last Summer With You" au succès interplanétaire et en avance sur son temps (des synthés, des synthés et des synthés pour sonner années 80) 😄) , et qui est bien desservi ces derniers temps, avec – entre autres – le travail remarquable que l'on peut écouter (pas trop longtemps non plus car ça rend un peu fou) sur les dernier albums de Pond, Tame Impala ou encore Temples.

Il est toujours difficile d’estimer quel public est touché par le « style MGMT » (et pour quelles raisons) et chacun y trouve surement son compte et son plaisir, toutes générations confondues. J’ai un souvenir marqué d’un concert du groupe (avec un certain nombre de musiciens additionnels sur scènes, tous en collants fluo avec des T-shirts XXXL) à Londres avec Christophe il y a quelques années, et de cette impression étrange d’être là pour "écouter certains titres tripants en version rallongée, avec mon batteur" (du même âge que moi, donc vieux) mais en étant en fait perdus au milieu de centaines de jeunes filles anglaises de moins de 18 ans venues pour ... sauter partout en hurlant sur les titres ciglés electro et plus commerciaux, un peu légers à mon gout… C’est surement le signe d’une réussite d’avoir plusieurs facettes à leur son et donc de toucher plusieurs publics ! Leur tout dernier album est probablement dans cet esprit de style vague mais qui devrait trouver son (ses) public(s) facilement.

Au-delà d’une touche très (trop à mon gout) marquée pour un style de sons/synthés 80’s à souhaits (revendeurs de Roland JUNO vintages, voici venir votre heure !) et probablement en partie et entre autre portée par le succès de (la musique de la série Netflix) StrangerThings, comme le titre « Me and Michael », on retrouve, un peu de façon inégale, la force de frappe du duo de Brooklyn sur certains titres, superbement arrangés, et qui évoquent (à mes oreilles) les réussites rock-electro issues des deux premiers albums du groupe (« The Youth », « Electric Feel » et, ma préférée de leur répertoire: « Of Moon, Birds And Monsters » sur Oracular Spectacular (2007) ou encore « Siberian Breaks » (long morceau de bravoure)  et « Lady Dada’s Nightmare » sur Congratulations (2010)). 

La saveur particulière « MGMT », avec une mise en place des morceaux toujours plus compliquée qu’il n’y parait, à base de dizaines de pistes, de nappes de synthés et d’arppegiators saupoudrés de voix étranges et riches en effets et avec un gros mixage en aval, se retrouve surtout sur « She Works Out Too Much », « Days Got Away » et l’excellent titre-phare, « Little Dark Age », perle de l’album par son côté lourd, sombre et pourtant rythmé, avec une grosse ambiance eighties très réussie (...et un clip (voir ci dessous) entre Barry Lindon et une mauvaise série B)… 





Quant à « When You’re Small », « Hand it Over » ou le très bon « When you die », elles sont dans l’esprit rock psychédélique typique de MGMT avec une structure plus classique, des guitares et beaucoup de chœurs et de pistes de voix: un bel équilibre et une vraie réussite. 

Bonne écoute...