8 juin 2015

pour la prochaine session, je propose de se lancer dans une nouvelle oeuvre alliant danse, musique et costumes fabuleux, dans ce genre là:




c'est mystique, vintage, technique et moustachu, voire couillu !!! partants ?

Etienne

15 mai 2015

moogy song

Difficile de savoir s'il faut rire, pleurer, tendre l'oreille ou se cacher les yeux (ach, mein gott, ces looks...) mais l'exercice mérite de s'y attarder 2min: à part 1 batterie electronique et deux chanteurs (assez moisis), tout le son est fait à partir de synths moog, voyager, subphatty, sub37, etc. Pour Pluto Intelligence Agency qui est désormais bien équipé avec le même matériel, c'est plutôt intéressant. reste à faire de la bonne musique, parce que là, bon....


Si Romain s'épile et se glisse dans une robe à moitié transparente, que Thom garde ses lunettes et louche très fort, que Chris se laisse pousser les cheveux et que je porte un chapeau ou une toge ridicule, on est prêt à rivaliser ;-) !

Etienne,
mai 2015

29 avr. 2015

Balthazar en live, rock élégant et décontracté

Quel concert !
Balthazar était au Printemps de Bourges dimanche et a confirmé tout le bien que je pensais de ce groupe belge

On retrouve, tout au long du set, la patte inimitable du groupe : c’est rock, c’est propre, c’est classe, très mélodique, original, bien travaillé, et, malgré une orchestration finalement assez simple qui n’est pas là pour en mettre plein les oreilles (basse, guitare sans gros renfort d’effets, batterie, synthés en fond de mix et quelques touches de violon), c’est diablement entraînant.
Le public, totalement conquis, se trémousse et applaudit à tout rompre. 

La force du groupe en concert est sans conteste sa capacité à créer des ruptures au milieu de ses morceaux : régulièrement, batterie et guitares s’effacent quelques secondes pour laisser le groupe chanter a capela dans de superbes harmonies vocales. Les trente dernières secondes de la chanson « Blood like wine » sont même entièrement a capela et on sent littéralement le public retenir son souffle dans les silences de parfois plusieurs secondes entre chaque reprise du chant. C’est risqué, mais si bien maîtrisé, que ces silences deviennent des moments d’émotion.

Sur scène, aisance, décontraction et simplicité dominent. L’espace est assez épuré (pas de gros claviers, ni amplis, ni grosses enceintes de retour) et, comme à leur habitude, 4 pieds de micro uniformément répartis occupent le tout-devant de la scène. Cette position linéaire frontale donne un peu l’impression que le groupe joue au milieu du public, impression accentuée par le bassiste, Simon Casier, qui se penche régulièrement au-dessus du bord de la scène et en descendra même pour jouer un morceau au milieu du premier rang. On sent beaucoup de complicité entre les membres du groupe qui communiquent souvent par regards ou par sourires, le bassiste navigant régulièrement sur le plateau pour aller discuter avec le batteur (perché tout en haut d’une plate-forme), le guitariste-chanteur Jinte Deprez allant de son côté soutenir de temps en temps Patricia Vanneste, la violoniste, malade ce soir-là et qu’on sent un peu à la peine.

Côté choix des morceaux, le groupe a bien évidemment joué une grande partie de leur dernier album « Thin walls », excellent disque sorti en début d’année : « Decency », « Then What », « Nightclub » (et son super riff de guitare), « Bunker » (sans doute leur plus beau morceau à l’heure actuelle), « True love », « Last call », « I looked for you » et quelques morceaux plus anciens mais incontournables (« Leipzig », « The oldest of sisters », « Sinking ships », « Do not claim them anymore », « Fifteen floors », « Blood like wine »). Mise à part l’intro remaniée de « Sinking ships », l’interprétation a été très proche des versions album. Manquaient « I’ll stay here » et « Lion’s mouth » pour que le set soit vraiment parfait...


Le concert est également l’occasion de comprendre ce qui fait le son et l’originalité de Balthazar, à savoir la complémentarité des deux chanteurs du groupe, Maarten Devoldere et Jinte Deprez. Le premier, qui joue principalement de la guitare acoustique, souvent des accords un peu retords en haut du manche, s’octroie les chansons les plus sombres qu’il sublime de sa voix traînante. Le second, particulièrement à l’aise à la guitare électrique, chante les morceaux plus mélodiques d’une voix claire de crooner.


Bref, un concert inoubliable à tel point que (chose qui ne m’était jamais arrivé jusqu’à présent), à la fin du concert, pendant que les roadies s’affairaient sur scène, je suis resté plusieurs minutes quasiment seul dans la salle pour prolonger le plus possible ce petit moment de bonheur.